| La
douleur chez l'animal doit être soulagée |

Rarissime en France : anesthésie locale avant
écornage. |
La lutte
contre la douleur est encore insuffisante, voire même
inexistante
- lors des interventions courantes,
- lors de maladies et de blessures,
- lorsqu'une euthanasie s'impose.
La douleur de l'animal
interpelle la dignité de l'éleveur et le respect
qu'il a
pour lui-même. Trop souvent on entend : "je ne traite pas la
douleur tant que ça ne me rapporte rien". De telles
réactions discréditent la profession.
|
Castration,
écornage, débecquage,
dégriffage... sont des
pratiques courantes en élevage. Leur caractère
très douloureux est reconnu.
- Quel est leur objectif ?
Protéger les animaux d'eux-mêmes, ou les adapter
à des systèmes odieux?
- Sont-elles réellement nécessaires ?
Les solutions alternatives font l'objet de
recherches et de débats.
- et si vraiment on ne pouvait pas s'en passer :
des techniques
d'anesthésie existent.
Ces
interventions à vif doivent être interdites. Mais
malgré l'avancement des
connaissances, les
décideurs traînent avec une inertie
inexcusable.
Sources :
un excellent cours sur la
douleur des animaux, par Dr. Julia Henke, se trouve sur le site
http://www.bvet.admin.ch/tierschutz/00216/00217/00735/
Les
conditions de vie et une sélection
génétique plus saines, doivent
prévenir la douleur.
Cela
concerne notamment
les boiteries, et de nombreuses blessures. C'est d'ailleurs le cas pour
toutes les
espèces, des vaches jusqu'aux volailles.
Les soins
doivent traiter aussi la douleur.
C'est
hélas loin
d'être le cas. L'automédication
dictée par
des raisons économiques semble prédominer. Ne
faudrait-il
pas trouver une formule "forfaitaire" pour les soins
vétérinaires, permettant de mettre en oeuvre une
déontologie aussi envers l'animal et pas seulement envers
son
propriétaire ?
L'euthanasie
est un autre enjeu fondamental : abréger la
souffrance,
- au lieu
d'essayer de tirer encore de l'argent
de l'animal qui souffre,
- au lieu de
le laisser agoniser pour, jusqu'à la fin cruelle ;
ne pas lui donner le
temps et l'attention qui lui seraient dûs, pour
le soulager
- euthanasier sur place,
à la ferme ou là où le
problème se
présente, au lieu de faire subir à l'animal un
dernier transport
douloureux vers l'abattoir, l'attente de la mort, et souvent
des brutalités.
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Taureau.
On voit le
résultat de deux interventions douloureuses : la
pose de
l'anneau dans le nez et la section des cornes - les deux devraient se
faire sous anesthésie, mais sont encore trop
souvent le
fait de brutalités de personnes qui se
considèrent
"professionnels". Triste professionalisme. N'est-ce pas normal qu'un
animal ainsi maltraité devienne plus nerveux voire
'agressif' ?
Cette vache
souffre :
chaque pas lui fait très mal, puisqu'elle
hésite
longuement avant de poser un pied. A-t-elle été
soignée à temps (il s'agit d'un grand troupeau de
vaches hautes
productrices)? N'est-elle pas victime de l'ambition de haute
productivité ?
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Infirmerie : le
grillage au centre protège des poules affaiblies, durant
leur convalescence
retour
Les mammifères et les oiseaux perçoivent la
douleur de manière très semblable à
l'homme. La douleur des animaux
obéit aux mêmes
lois physiologiques que la douleur humaine.
Pourquoi, malgré cette évidence, la douleur (tout
comme
la peur) sont encore aussi mal pris en compte lorsqu'il
s'agit
d'animaux d'élevage ?
Une chose
est
certaine
: c'est celui qui a la douleur qui souffre. Mais celui qui regarde, observe, ou
manipule le souffrant, ne sent rien. Il peut
s'en aller et penser
à
autre chose, et rien ne se passe pour lui. Rien ne lui arrive. Et c'est
pourquoi il est terriblement tenté de laisser les choses
comme
elles
sont, de suivre sa routine. Rien de plus rassurant que la routine ! De
surcroît, celui qui observe ou qui manipule,
est le plus souvent encouragé par son entourage : il fait
comme
font les autres, il fait ce qu'"il faut" faire. C'est une
réalité fréquente qui est
très
dangereuse
pour une société, parce que c'est la base de
l'abrutissement.
A
l'indifférence et à l'abrutissement s'oppose l'empathie. Elle est
indispensable pour que nous puissions vivre ensemble et respecter les
autres qui sont différents. Empathie : c'est ressentir ce
que ressent
l'autre, s'imaginer dans la peau de l'autre. L'imagerie du cerveau
(enregistrements électriques) est explicite: regarder une
image d'une
personne qui souffre, physiquement ou psychiquement, active dans notre
cerveau les mêmes zones que lorsque nous avons
nous-mêmes cette douleur
ou souffrance. Ainsi l'empathie peut nous mobiliser, ensemble, contre
la soufrance.
Comprendre
et soulager la douleur chez l'homme
est un immense progrès de la
civilisation moderne. Cet objectif prioritaire semble tellement
évident
qu'il est difficile de comprendre que les moyens pour la prise en
charge de la douleur restent encore aussi insuffisants. Il n'y a pas si
longtemps encore on estimait que les nouveaux-nés
avaient une
perception immature de la douleur, et qu'on pouvait les
opérer sans
l'analgésie d'usage pour les plus grand. Cette
idée s'est révélée
totalement fausse On croyait aussi devoir priver les
souffrants de
morphine, de peur de la 'dépendance'. Cette idée
s'est révélée fausse.
On se mettait dans la tête qu'il faut prendre le moins
d'antalgiques
possibles ; c'est faux, bien au contraire, il ne faut surtout pas que
l'organisme se sensibilise à la douleur, ce serait de pire
en pire. On
méprisait les douleurs 'imaginaires', qualifiées
de 'hystériques', dont
on ne savait pas trouver le support organique ; aujourd'hui on s'est
aperçu que de telles douleurs sont réelles, et on
commence à comprendre leur mécanisme.
La
connaissance de la douleur chez l'animal a aussi beaucoup
progressé.
Aujourd'hui on a des arguments pour penser que les
nouveaux-nés et les très
jeunes animaux ressentent la douleur plus fortement que les
adultes. Les voies nerveuses qui véhiculent la douleur
sont présentes, mais les voies descendantes qui
régulent la perception de la douleur sont encore
immatures, donc les mécanismes physiologiques
d'atténuation et de contrôle de la douleur ne
peuvent pas
encore jouer. C'est la réaction visible
à la
douleur qui est différente chez les
très jeunes
animaux, de manière variable selon les espèces.
Ainsi un
petit veau ne va guère crier (comme d'ailleurs les bovins en
général, et les chevaux), et il restera
plutôt immobile. Plus
grand, il essaiera de s'échapper, il se
débattra.
Diagnostiquer
la douleur est souvent évident, mais suppose
parfois une observation fine et prolongée. (De toute
évidence, la plupart des
éleveurs ont une vision simpliste. On ne leur a jamais dit
ni
appris la vérité) Il s'agit de
dépister les différences dans le comportement de
l'animal
: ce qu'il fait (se retirer, modifier son rythme
d'activité), ce
qu'il ne fait pas ou moins (être
actif, jouer, interagir), les différents mouvements et
positions
en relation avec
la douleur. Le veau écorné va faire des
mouvements de la
tête, il va éviter le cornadis où
l'intervention a
été faite. Le porcelet castré va se
coucher avec
précaution, et marchera plus prudemment, ou se met en
position
de détresse à l'écart.
La douleur est constatée : quelles conséquences
tirer ?
Nier
l'intensité de la douleur lors de telles
interventions, n'est
aujourd'hui tout simplement plus admissible de la part de gens
formés et éduqués ou qui se
considèrent
comme des professionnels. Les
vétérinaires anesthésient bien les
chiens et
les chats pour le même type d'opération.
Même le
traitement de la douleur postopératoire fait aujourd'hui,
heureusement, partie des bonnes pratiques pour les animaux de
compagnie. Il n'en est rien pour les animaux d'élevage.
Manifestement, la
déontologie vétérinaire
présente encore de graves lacunes
face à des
intérêts économiques et des
mentalités de brutes qui font souffrir les animaux.
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Interventions
douloureuses: les agriculteurs doivent se former à
l'anesthésie, dit la nouvelle loi suisse
Les
détenteurs d'animaux qui souhaitent castrer leurs agneaux ou
castrer/écorner leurs veaux eux-mêmes doivent
avoir suivi au préalable
un cours reconnu à cet effet. Cette obligation de suivre un
cours vise
à garantir l'exécution correcte de ces
interventions. Le cours est
conçu en trois étapes, selon le principe :
"apprendre – s'exercer –
faire vérifier ses aptitudes"
Informations
sur le site de l'Office vétérinaire suisse :
Les scripts des cours
sur la castration et l'écornage des veaux
et sur la castration des agneaux
sont téléchargeables en
français sur une page
du bvet.admin.ch/tierschutz/COURS
L'association
des vétérinaires pour la protection des
animaux
Tierärztliche
Vereinigung für Tierschutz TVT,
Allemagne
"Cette association a été
créée en 1985.
...
Lorsqu'il s'agit de prendre en compte des tâches de
protection
animale de manière compétente, c'est tout
particulièrement un défi pour le
vétérinaire avec son raisonnement
compétent et sa
relation à l'animal. Cela se passe dans les
groupes de
travail du TVT, qui prend position par rapport à des
problématiques spécifiques....
Notre maxime est :
"Dans le
doute, pour l'animal." "
|
retour
Comment approcher le
problème ?
Pratiques
: la
castration des animaux mâles à engraisser est une
pratique ancienne et courante. Les testicules peuvent
être
- enlevés
par section chirurgicale,
- nécrosés
suite
à l'écrasement des cordons
testiculaires avec
la pince Burdizzo,
- ou
nécrosés par l'application d'un
anneau élastique qui agit sur plusieurs semaines.
Cette
dernière technique d'application permet à
l'éleveur tout particulièrement de se voiler la
face sur
la souffrance qu'il inflige à l'animal.
L'âge est variable
; plus l'animal est petit, moins il peut se défendre, plus
c'est
facile. Pour le cheval, 'ami' de l'homme; il est (chez nous) courant de
payer le vétérinaire pour pratiquer une
anesthésie
générale ; c'est une question d'argent.
L'anesthésie générale implique de
coucher
l'animal. Dans certaines étables où les jeunes
animaux
sont à l'attache, il n'y a même pas la place pour
les
coucher (et ce serait la raison pourquoi ils sont castrés
à vif...).
Souffrance
:
Une douleur "pas si grave" ?
Beaucoup d'éleveurs estiment que la castration à
vif n'est "pas si grave" puisque l'animal continue à manger.
En
effet, il n'a pas d'affection digestive ni une atteinte
générale ! L'instinct de survie l'emporte sur le
choc du traumatisme.
L'expression de la douleur, aigue et
prolongée
La douleur aigue au moment de l'intervention a fait l'objet de
très nombreuses études scientifiques. Ce que
l'éleveur refuse parfois d'admettre, est
révélé par l'enregistrement des cris :
leur
tonalité est la plus stridente au moment de la section du
cordon, moment le plus douloureux de l'opération. De
même
le dosage du
cortisol révèle un pic
élevé, dû au
stress intense, pic bien plus élevé que chez un
porcelet
qui est seulement manipulé, mais sans être
castré. Un tel vécu douloureux laisse
des traces durables dans le cerveau : c'est en effet une
expérience traumatisante. C'est pourquoi les
vétérinaires qui estiment qu'il faut une
anesthésie générale pour effacer non
seulement la
douleur mais aussi la peur, ont raison.
Certaines
espèces ne crient pas. D'ailleurs d'une manière
générale, les espèces-proies ne crient
pas lorsque
ça va vraiment mal (fracture...) puisque les cris
attireraient
les prédateurs. L'expression
de la douleur est vraiment spécifique de l'espèce
et de
l'âge. Ainsi un petit veau ou agneau réagira par
l'immobilité, alors qu'un plus grand esaiera de se
défendre et de s'enfuire.
La persistance
de la douleur durant plusieurs jours
après l'intervention est démontrée par
des observations
minutieuses comme par exemple : des postures anormales, une
manière anormale de
marcher ; moins de mouvements ; moins de tétées ;
pas de
jeux ; position en retrait, contre le mur, attitude
'déprimée' ; mouvements de queue...
D'une
manière générale le stress de la
castration tend
à provoquer une baisse
de l'immunité, et une moindre
prise de poids. C'est la
douleur qui dégrade l'immunité (et
pas le
traitement antalgique !).
Dans le
doute, pour l'animal !
Un site très complet sur la
castration, en allemand :
http://www.kastration.ch/
Il reflète les
recherches
récentes faites à l'Ecole polytechnique de Zurich
et
à la Faculté vétérinaire de
Berne.
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Castrer : ce n'est pas anodin.
Il "ne dit rien" ?
Certaines espèces, notamment les bovins et les chevaux, en
général n'expriment pas la douleur par des cris.
Même le porc est réputé ne pas crier
quand il a
vraiment mal, par exemple lors d'une fracture. En effet, dans la nature
sauvage, de tels cris de détresse attireraient les
prédateurs. L'évolution naturelle enseigne : il
est
dangereux de crier si les cris ne peuvent pas attirer des secours (cas
du porcelet secouru par sa mère).
Sur un
site sur le chaponnage
le commentaire est que le coq "ne dit rien"
alors que son tortionnaire fouille sous ses côtes
(à vif)
pour sortir les testicules - commentaire d'une rare
stupidité,
soutenue par les remarques d'expert. Ainsi on trouve sur le site de
Agri-bien-être : "J.P. Morisse a rappelé que les
oiseaux
sont caractérisés par une sensibilité
à la
douleur apparemment faible lors de certaines interventions comme le
chaponnage. De plus, ils ne sont pas sensibles à
l’action
de la morphine et de ses dérivés. Par ailleurs, les
mécanismes spinaux et centraux impliqués dans la
nociception des oiseaux ne sont pas connus." Devant tant
d'ignorance,
laissons aux coqs le bénéfice du doute. Pourquoi
accorder le
bénéfice du doute systématiquement aux
filières, en l'occurence la filière 'chapon' ?
Le cerveau des oiseaux
est en effet structuré
différemment de celui des mammifères., et pendant
longtemps on le croyait beaucoup plus primitif. Or il n'en est rien.
Des découvertes plus récentes ont
montré qu'il est
hautement développé et performant.
Le coq présente probablement un cas d'"immobilité
tonique"
: il est "paralysé de peur". Il est certes exact aussi que
le
stress
intense peut déclencher une sorte d'anesthésie.
C'est un
phénomène qui est connu chez les
mammifères. (Vous
personnellement ne voudriez certainement pas vous y fier s'il vous
arrivait un accident
!) En effet, cela
ne contredit et n'efface pas l'existence bien réelle de la
douleur, de la
sensibilisation du cerveau à la douleur et de
la mémoire des traumatismes subis. D'ailleurs les
éleveurs le savent : les coqs opérés
sont
traumatisés et nécessitent une période
de
convalescence.
Les
expériences traumatisantes laissent des traces durables dans
le cerveau.
Même de "petits" stress passagers laissent des traces.
C'est pourquoi il faut éviter de telles
expériences aux animaux.
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retour
Castration du porcelet
Pratiques
:
Les éleveurs castrent eux-mêmes les porcelets, le
plus
souvent la première semaine de leur vie - c'est
plus
facile. Il existe des
casques pour se protéger des cris. - Environ 100 millions de
porcs sont castrés à vif, chaque
année, en Europe.
Lois
:
La législation européenne autorise la castration
sans
anesthésie jusqu'à l'âge de 7 jours, et
exige une
anesthésie et une analgésie prolongée
au-delà de cet âge. Il n'y a aucun fondement
scientifique à cette différentiation.
La directive http://europa.eu.int/eur-lex/fr/consleg/pdf/1991/fr_1991L0630_do_001.pdf
dit (hypocritement):
"....Les procédures décrites ci-dessus (meulage
ou section partielle des coins, section partielle de la queue,
castration des porcs mâles par d'autres moyens que le
déchirement des tissus, pose d'anneaux dans le nez)
ne
sont exécutées que par un
vétérinaire ou
une personne formée au sens de l'article 5 de la directive
91/630/CEE et expérimentée pour mettre en oeuvre
les
techniques concernées avec les moyens appropriés
et dans
des conditions hygiéniques. Si la castration ou la section
partielle de la queue sont pratiquées plus de sept jours
après la naissance, une anesthésie
complétée par une analgésie
prolongée doit
être réalisée par un
vétérinaire."
L'article 5 impose que ces personnes ont reçu une
information et
des instructions ; et des cours de formation doivent être
organisés, mettant notamment l'accent sur les aspects de
bien-être animal.
Un nouveau rapport européen a paru sur la
castration des porcelets :
"Welfare aspects of the castration of piglets", approuvé par
l'EFSA le 12-13.7.2004.
http://www.efsa.europa.eu/en/science/ahaw/ahaw_opinions/512.html
Certains
pays ont programmé l'interdiction de la castration des
porceletssans anesthésie : la Suisse, la Belgique, des pays
scandinaves....
Cette interdiction oblige à trouver des
solutions alternatives.
Raisons invoquées pour
la castration :
La qualité de la viande. Chez
le porc la
puberté génère des
métabolites des hormones
mâles qui, lorsque la viande est cuite, émettent
une odeur
très forte. Certaines personnes ne la perçoivent
pas,
d'autres la ressentent comme très pénible et
trouvent la
viande inconsommable. - L'absence de castration obligerait à
abattre les porcs plus jeunes, avant la puberté, si on veut
éviter le risque d'odeur. - Or la tendance va
plutôt vers des porcs plus lourds.
Critique des raisons
invoquées :
- Chez le
sanglier cette odeur passe. Le gibier est en droit
d'avoir une odeur et un goût 'forts', typés
- La
gène est toute relative : les Britanniques, les Irlandais,
(les Espagnols plus ou moins) apparamment l'acceptent.
- L'odeur se
produit à la cuisson ; sur des viandes crues (salaisons...)
elle
ne se produit pas.
- Mais
l'odeur est aussi influencé par les divers modes de
transformation ; dans de nombreux cas elle est
atténuée.
l'injection de polyphosphates induit le goût ausi sur des
femelles.
- L'odeur ne
se produit pas chez tous les porcs, seulement chez un petit
nombre.
- Le
problème se produit à la puberté :
abattre les
porcs plus jeunes, à < 100kg de poids vif, limite
fortement
le problème.
|
Solutions
a) renoncer
à la castration des porcs
:
ce serait la solution idéale qu'il faudra, à
terme, atteindre.
- En
l'état actuel des choses, cela obligerait à abattre les
porcs plus jeunes. Ceci peut donner un sens dans
certains cas, lorsque
le bien-être des animaux est particulièrement
élevé durant la vie de l'animal.
C'est le cas dans
l'élevage entièrement en plein air de
Eric Simon.
- L'information
ciblée de la clientèle permet de
faire encore mieux.
L'association suisse
KAGfreiland qui est à la pointe du
bien-être animal, expérimente et fait la
promotion
de viande issue de jeunes verrats.
Mais
globalement c'est aussi un gaspillage de vie animale de tuer les porcs
plus jeunes, à un poids inférieur :
pour le
même poids en viande il faudra en définitive un
plus grand
nombre d'animaux à faire naître, à
engraisser,
à tuer ; davantage de truies qui mettent bas (le plus
souvent
dans des conditions d'immobilisation
épouvantables)
- Une
solution encore théorique serait de trier les
spermatozoïdes et de n'utiliser que ceux qui
donneront naissance
à des porcelets femelles.
- Une
solution serait d'obtenir par la sélection
des souches de porcs
qui n'auraient pas, ou au moins à un moindre
dégré, cette odeur
désagréble.
- Par l'alimentation cette
odeur se laisserait éventuellement
réduire
- Les
techniques de transformation peuvent la maîtriser
en partie
- Une
litière propre,
évitant aux animaux d'être dans les
excréments, la réduirait aussi
- Une
technique qui est au point consiste à injecter une
première dose et un rappel d'un anticorps qui induit
une immunisation
contre l'hormone mâle. (Attention ! pas que
l'éleveur se pique par mégarde !) Cette technique
est
déjà utilisée en Australie p.ex. Mais
on peut
douter si le consommateur européen l'acceptera....
il reste des questions à poser.
- une
technique particulièrement prometteuse est le dépistage de l'odeur
par un nez électronique.
On peut
penser que le problème pourra être résolu par une
combinaison de plusieurs stratégies.
Si on garde des animaux intacts, non castrés, il
faut par
une bonne gestion des groupes, et par un environnement
diversifié, structuré, et suffisamment spacieux,
prévenir d'éventuels dégâts
par des bagarres
entre animaux.
b) agir contre
la douleur :
c'est une exigence morale, en attendant l'abandon de la
castration
- anesthésie
générale et analgésie
postopératoire : c'est la solution acceptable
qu'il faut, à terme, atteindre. Des recherches sont
en cours.
- anesthésie
locale : c'est la solution immédiatement
pratiquable par tout le
monde, en attendant soit l'abandon de la castration,
soit l'anesthésie générale.
- analgésie
postopératoire : les chiens et chats y ont
droit, pourquoi pas les porcelets ?
Informations :

La pauvre porcelet vacillant est de retour chez sa
mère. Elle
l'inspecte. (Au moins, celui-là a
bénéficié d'une
anesthésie locale ... et il vit avec sa
mère sur paille)
|
Viande et charcuterie de verrats : ça
marche !
Expérimentation de Kagfreiland
source H-G Kessler
voir
porcs
et http://www.kagfreiland.ch/
Un programme suisse "pour le porc"
(Pro-Schwein)
Il s'agit du
développement
d’un système d’engraissement
des porcs
respectueux des animaux et conforme au marché en renonçant
à la
castration sans élimination de la douleur.
en français :
http://www.shl.bfh.ch/index.

Castration
des porcelets : l'anesthésie locale est utile
Ici,
il s'agit du protocole d'anesthésie locale décrit
par Armelle Prunier (INRA).
Dans
le meilleur cas, elle supprime toute douleur, le porcelet ne
réagit pas. Plus on prend son temps pour injecter
soigneusement et doucement, mieux ça marche, et moins
ça
fait mal ! Et il faut acquérir le bon 'coup de main'. Aussi
faut-il, pour tous les porcelets, attendre le temps
qu'il faut pour que le produit diffuse. Alors
l'efficacité
vaut bien le désagrément de
l'injection, surtout que l'anesthésie locale agit pendant
un certain temps, environ 2 heures, ce qui aura comme effet
d'atténuer la sensibilisation des cellules nerveuses
à la
douleur. La
mémoire de la douleur sera diminuée. Le
traumatisme subi
sera moindre.
On entend toujours dire : le porcelet crie de toute façon
dès qu'il est maintenu. C'est faux !
On n'a qu'à essayer... on prend les porcelets,
doucement,
confortablement, avec précaution et caresses, dans les
bras....
ils ne crient pas ! Mais il faut prendre son temps,
voilà
- et cela permet de réduire le traumatisme psychique.
Or d'habitude, la manipulation par l'éleveur ou son
salarié est rude : parce qu'il faut faire vite,
et vite, et encore vite.
Par contre à chaque moment
où se fait une intervention douloureuse, le
porcelet crie :
- injection du fer, rapidement (distension du tissu musculaire), avec
une grosse aiguille (usée), et probablement le produit pique
(à entendre les cris....)
- tatouage dans l'oreille : c'est rapide mais ça
fait mal
- et castration....
- et certains
désinfectants brûlent....
La réaction à la douleur se reconnait
parfaitement.
Les cris qui accompagnent les tentatives de se libérer
d'une position inconfortable ont une autre fonction.
Certes, la
séparation de la mère est en
soi source de stress et de peur, mais cette peur est terriblement
exacerbée par la
forte douleur de l'intervention. Une grosse frayeur, ou un accident
réel, décidément, ce n'est pas la
même chose - pour nous comme pour
l'animal. Mais les deux laissent des traces dans le cerveau.
D'ailleurs, certains porcelets se
battent pour échapper, d'autres s'abandonnent,
paralysés par la peur.
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retour
Castration de l'agneau
en
construction
Pratiques
Raisons
invoquées
Critique
des prétendues raisons
Solutions
renoncer
supprimer
la douleur |
Ecornage du veau
en
construction
Pratiques
Raisons
invoquées
Critique
des prétendues raisons
Solutions
renoncer
supprimer
la douleur |
Anneau dans le groin du cochon
en
construction
Pratiques
Raisons
invoquées
Critique
des prétendues raisons
Solutions
renoncer
supprimer
la douleur |
Section de la queue de l'agneau
en
construction
Pratiques
Raisons
invoquées
Critique
des prétendues raisons
Solutions
renoncer
supprimer
la douleur |
|
Débecquage des volailles
en
construction
Pratiques
Raisons
invoquées
Critique
des prétendues raisons
Solutions
renoncer
supprimer
la douleur |
La maladie de la vache folle
avait ceci de bon : des bovins
blessés
étaient obligatoirement euthanasiés
à la ferme,
et indemnisés. Par peur
de l'ESB, on a épargné à ces animaux
le transport
douloureux vers un
abattoir, l'attente de la mise à mort, et
d'éventuelles
brutalités. Il
a fallu l'ESB, avec des indemnités à la
clé, pour
y arriver ! C'est une
honte pour les professions à la fois
vétérinaires
et agricoles.
Aujourd'hui l'incidence de la maladie de la vache folle a
diminué, il
n'y a plus d'indemnités pour des animaux
accidentés.
Le résultat est que les agriculteurs sont
à nouveau tentés
d'envoyer les animaux souffrants à l'abattoir, en
espérant que tout ne soit pas saisi à l'occasion
du
contrôle vétérinaire des carcasses.
L'euthanasie coûte
environ 62 €, le déplacement du
vétérinaire compris.
L'Oeuvre
d'Assistance aux Bêtes d'Abattoir est
prêt
à prendre en charge des euthanasies - moyen le plus efficace
pour éviter, dans l'urgence, des souffrances.
en
construction
|