| Porcs : la recherche du bien-être |
Photo kagfreiland, HG Kessler

Engraissement de verrats en plein air, pour
kagfreiland, le label le plus exigeant de Suisse
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Voici un regard sur des travaux dont l'objectif est d'adapter les conditions d'élevage aux besoins des animaux :
- pas de mutilations douloureuses
- logement structuré, sain, avec différentes aires
pour les différentes activités, et le choix entre différentes aires climatiques
- respect du comportemental maternel
- respect de la vie sociale et des liens entre animaux.
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La meilleure des solutions : ne pas castrer du tout
L'association suisse kagfreiland l'a préparée et expérimentée, dès 1999, avec succès. Elle
détient le label le plus exigeant en matière de bien-être des animaux.
Depuis automne 2005, l'engraissement de verrats est la norme chez kagfreiland.
L'expérience :
Tous les verrats sont testés par 2 personnes neutres (la glande
salivaire est cuite, la graisse est frite). L'odeur est
évaluée de 0 à 5. Beaucoup de verrats ont une
légère odeur.
Le point le plus sensible est bien l'odeur au moment où on pose la viande dans la poêle. Ce n'est pas le goût !
Les tests gustatifs ont été très favorables : entre bon et très bon.
Ainsi sur 129 animaux
l'âge moyen était de 192 jours*, le poids moyen de
carcasse 78,78 kg, et il y avait seulement 6,98 % de carcasses à
odeur désagréable.
* élevage selon le cahier des charges de l'agriculture biologique, donc prise de poids plus lente qu'en standard
Conclusions :
L'apparition de l'odeur n'est pas liée directement à l'âge ou au poids (pas besoin d'abattre très jeune) - la répartition de l'odeur est diffuse.
Quelques rares consommateurs
disent qu'ils n'aiment pas tellement cette viande fraîche. Les animaux
n'ont en effet pas été déclassés dès le premier soupçon d'odeur. Mais
ces personnes sensibles sont une toute petite minorité - faut-il
vraiment castrer tous les porcs à cause d'elles ?
L'essentiel est de trouver une bonne valorisation pour la viande chargée d'odeur : c'est ce qui a été réussi avec les saucisses Schublig.
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Prix de l'innovation pour des Schublig de verrat
(spécialité suisse, sous de multiples formes régionales)
Ces saucisses permettent de valoriser les verrats qui portent effectivement cette odeur désagréable de
verrat (environ 15 %, voire moins). En effet, l'odeur n'apparait
qu'à la cuisson. Il faut donc utiliser la carcasse
pour en faire des produits séchés et fumés.
Ces produits sont excellents : la viande a des fibres fines, elle est savoureuse.
Le Schublig de verrat a fait ses preuves, il se vend bien.
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Rappel du problème : l'odeur de verrat
Lorsque les porcelets mâles atteignent la puberté,
certaines substances (parfaitement naturelles !) en relation avec les hormones mâles peuvent
induire une odeur très désagréable dans la viande,
à la cuisson. Pour éviter cela, les porcs sont
castrés. Or cela concerne une minorité de porcs. Cela
concerne aussi seulement une fraction de la population :
génétiquement, beaucoup de gens ne perçoivent pas
cette odeur. Cette odeur peut aussi être acceptée
culturellement dans certains pays - ou par exemple pour la viande de sanglier.
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Contexte politique
La castration à vif des porcelets devra
être interdite : cette décision politique suisse à induit un
foisonnement de recherches ciblées et pragmatiques pour des solutions
alternatives innovantes (synthèse sur www.db-alp.admin.ch/) Les associations de protection animale sont le moteur de cette
dynamique, au sein de laquelle les services vétérinaires et la
recherche jouent leur rôle.
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La maternité chez Thierry Schweitzer, 67 160 Schleithal
Un très bon compromis
Encore mieux : davantage de place pour la truie :
Liberté de mouvement pour la truie : la preuve que ça marche !
voir http://www.fat.admin.ch/pdf/FAT_Bericht_656_F.pdf
en construction
en construction
Pour mémoire :
Des travaux de l'Institut Technique du Porc sur le bien-être sont répertoriés
http://www.itp.asso.fr/lirfor/techpor/resbien.htm
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