| Le progrès de la directive 2003 |
L'échec de la directive de 2003 |
Commentaires |
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Le
préambule dit qu'il faut établir des normes minimales
communes pour la protection des porcs pour garantir le
développement rationnel de la production. Il faut savoir que le
terme 'rationnel' dans ce contexte n'est rien d'autre qu'un
euphémisme pour dire 'industriel'. Objectif affligeant pour l'UE |
Les cochettes et truies doivent
être logées en groupe. Il a été reconnu que
la cage dit stalle individuelle est un système à bannir
car incompatible avec le bien-être animal.
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L'obligation de loger les cochettes et truies en groupe souffre
d'exceptions importantes : en effet, il reste licite de les bloquer un
mois entier après la saillie.
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Cette
durée d'un mois est incompréhensible. Que des éleveurs
bloquent les truies excitées durant quelques jours au moment de
la saillie (ou plutôt de l'insémination...) est
compréhensible et peut se discuter. Il y a un réel risque de blessure. |
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La liberté de mouvement en case de mise-bas n'a même pas
encore été abordée dans les discussions. |
Le besoin
de la truie de marcher est pourtant évident, il est même
particulièrement fort avant la mise bas, lorsque la truie
voudrait préparer son nid. Mais la discussion sur les conditions de mise bas a été
évitée de peur qu'il ne fasse émerger des blocages
majeurs quant au logement en groupe des truies gestantes. |
Pour les cochettes et les truies, le caillebotis intégral
connait sa première restriction : il faut une aire avec un
revêtement plein continu, égale à au moins
0,95m² par cochette et 1,3m² par truie. |
Les porcs à l'engraissement de 85 à 110kg ( ils
ne dépassent pas ce poids sauf filière de porcs
lourds) ont toujours droit à une surface de 0,65m² par porc
: aucun progrès.
Les cochettes et les truies ont droit respectivement à 1,64 et
2,25m². C'est trop peu. C'est à peine plus grand que la
surface de la cage individuelle dans laquelle elles sont classiquement
fixées sans pouvoir se retourner. |
Dans une
pareille exiguité, des relations sociales normales, faites de
rapprochement et d'évitement, ne peuvent pas avoir lieu. Il est
guère
possible qu'un animal se déplace sans déranger les
autres. Rien d'étonnant à ce que les éleveurs
auront du mal à faire bien fonctionner un pareil système.
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Si peu de revêtement continu - et c'est déjà trop ! Là-dessus 15%
peuvent ête réservés aux ouvertures
destinées à l'évacuation.
Et il n'y a aucune obligation de litière ! |
Le revêtement continu est un petit progrès.
Il faudra absolument développer d'autres solutions pour la
propreté des cases que le seul cailleboitis intégral.
Pas de litière ! Or d'après l'Annexe du matériel à manipuler est obligatoire.
Et avant de couper les queues il faut améliorer les conditions
d'élevage... donc donner du matériel à manipuler. |
Les aspects suivants sont traités dans l'annexe :
Le bruit continu ne doit pas dépasser 85dB. (80dB = circulation dense). |
C'est beaucoup trop de bruit ! |
Le bruit est un stress. Il a été
démontré qu'il perturbe la relation de la truie avec les
porcelets.
Si on met en place des bâtiments semi-ouverts (ouverts d'un
ou de plusieurs côtés) on n'a pas besoin de ventilateurs. |
Il faut un éclairage d'au moins 40 lux au moins 8 heures par jour.*
*il faut 5 lux pour se déplacer, et 150 lux pour
lire et écrire. Une journée ensoleillée offre >
50 000 lux. |
Il manque une obligation de lumière naturelle. Il manque
l'obligation d'une surface minimale de fenêtres rapportée
à la surface au sol. |
La pénombre voire l'obscurité est un moyen couramment
utilisé pour calmer les porcs et éviter le cannibalisme.
On a même fait croire aux éleveurs que les porcs
n'auraient pas besoin de lumière, puisqu'ils seraient actifs de
nuit (ce qui est faux). |
Selon le paragraphe 4) de l'Annexe les porcs doivent avoir un
accès permanent à une quantité suffisante de
matériaux permettant des activités de recherche et de
manipulation suffisantes, tels que la paille, le foin, la sciure de
bois, le compost de champignons, la tourbe ou un mélange de ces
matériaux qui ne compromette pas la santé des animaux.
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Comment ce sera interprêté ?
Tout ce qu'on voit venir sont
des objets manipulables du genre chaîne, ballon, ou morceau de
bois. Ou alors un peu de paille dans un ratelier.
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Les
matériaux cités dans la directive - à moins qu'ils
soient donnés en quantité homéopathique -
peuvent poser problème avec le
système caillebotis (en bouchant les ouvertures). Il sera donc
obligatoire de remettre
en question ce système.
Cherchera-t-on à pervertir le sens de la directive au point de
se contenter de quelques chaïnes et ballons comme matériel
à manipuler (les porcs s'en lassent) ?
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Il y a une obligation de formation.
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Une formation sur les normes a minima n'est pas une formation en bien-être animal. |
Il y a fort à craindre que ces formations seront
dispensées par les mêmes personnes qui défendent
les systèmes industriels classiques parce que ce sont les seuls
qu'ils connaissent et auxquels ils croient.
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Les porcs doivent être nourris au moins une fois par jour, et selon le système de manière simultanée. |
Les repas rares et brefs ne répondent pas aux besoins comportemenauux des porcs. |
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Il est reconnu que les mutilations posent problème.
Avant d'exécuter des procédures, d'autres mesures doivent
être prises afin d'éviter la caudophagie et d'autres
vices, en tenant compte du milieu de vie et des taux de charge. Pour
cette raison, les conditions d'ambiance ou les systèmes de
conduite des élevages doivent être modifiés s'ils
ne sont pas appropriés. |
Le bon principe est énoncé, mais les dérogations semblent aquises.
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Il faudrait enfin se préparer
sérieusement à abandonner la section de la queue : cette mutilation consiste à laisser des
moignons de queue hypersensibles pour susciter des réactions
d'évitement plus efficaces en cas de grignotage d'une queue par
un congénère désoeuvré et stressé. Or pour le moment tout continue comme avant... |
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Anesthésie et analgésie prolongée (!!) sont obligatoires pour la castration au-delà de 7 jours. |
Avant 7 jours ni anesthésie ni analgésie ne sont
obligatoires, alors qu'il est parfaitement reconnu que la douleur est
au moins la même. On met en avant une plaie toute petite et une bonne protection immunitaire par les anticorps maternels. |
Quant
à la douleur, la principale différence est qu'un tout
petit animal à moins de forces
pour se débattre. C'est plus facile, donc plus rapide. Etonnant
que la profession vétérinaire accepte ces interventions
à vif sans brancher.
voir douleur |
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6m² : c'est l'espace vital d'un énorme verrat... |
C'est insuffisant. Les conditions de bien-être des verrats sont peu trvaillées. |
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Il est reconnu que les truies et cochettes doivent pouvoir disposer de
matériaux de nidification avant la mise bas, mais... |
... ce n'est plus obligatoire si le système lisier ne le permet pas. |
Une fois de plus, une concession inadmissible au système tout lisier. |
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Le sevrage ne dois pas se faire avant 28 jours, sauf que.... |
... il est permis de les sevrer 7 jours plus tôt s'ils sont mis dans un local désinfecté. |
Une fois
de plus, les normes sont adaptées aux pratiques existantes alors
que l'incompartibilité avec le bien-être est
établi.
Le sevrage devrait ête interdit avant 6 semaines (comme en
agriculture biologique). - La Commission a difficilement et seulement
partiellement résisté aux pressions en faveur d'un
sevrage encore plus précoce (qui apparamment n'apporte pas
vraiment les bénéfices sanitaires bizarrement
espérés). |
Lorsque les portées de porcelets sont mélangées,
il faut leur ménager des possibilités suffisantes pour
s'échapper et se cacher à l'abri des autres.
Il est recommandé de répliquer aux combats entre animaux
en cherchant les causes et par exemple en mettant à disposition
de grandes quantités de paille. |
C'est très bien, mais quelles conséquences pratiques en seront tirées ?
Une fois de plus, cette recommandation reste lettre morte dans les systèmes caillebotis. |
Cela signifierait que la case est structurée avec des éléments
verticaux - or rien n'est fait pour arriver à des cases structurées.
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