Les éleveurs : pourvu que ça paie !
La plupart des éleveurs disent : "Je suis
d'accord pour faire du bien-être animal (logement, surfaces, plein air...), à
condition d'être payé pour".
Mais les exemples d'une meilleure rémunération pour des
efforts prioritaires et cohérents au niveau du bien-être animal sont
plutôt rares en France et manquent de lisibilité.
Il existe de grandes variations du bien-être animal entre les
exploitations. La commercialisation ne fait jamais la
différence entre ces niveaux individuels de qualité.
Les centrales d'achat de la grande distribution ont mauvaise
réputation. Des produits remarquables peuvent être mieux
payés pendant un certain temps, mais dès que l'offre
augmente, la pression sur les prix devient très dure.
Les expériences
décevantes lorsque des efforts significatifs finissent par
être mal payés, laissent des traces désastreuses
dans les
mémoires des éleveurs.
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Les
distributeurs : une politique des prix qui sabote le bien-être
animal ? (et qui stresse et démolit les hommes ?)
Les grandes enseignes se présentent comme la "charnière" entre producteurs et
consommateurs, et même comme le représentant des
consommateurs, celui qui les connait et qui les sert. En réalité, elles sont plutôt un mur opaque entre producteur et consommateur.
La grande distribution a un pouvoir effarant.
Etre référencé ou non, décide de la survie
des entreprises.
La grande distribution a un pouvoir effarant sur la communication envers les consommateurs. Avec ses catalogues publicitaires elle s'adresse en permanence
aux consommateurs et s'exprime, avec sa publicité. Information ou désinformation ? C'est elle qui décide.
Quelques grandes centrales d'achat tiennent en main l'essentiel de
l'alimentation des Français. Est-ce que les
consommateurs ont dit que c'est cela ce qu'ils veulent ?
Les grandes enseignes se développent par une expansion
internationale, mondialisée. Mais les hypermarchés en
France sont plutôt en perte de vitesse. Le "hard discount"
entraîne des adaptations. Les enseignes augmentent, en interne,
la pression à la performance sur leur personnel. Mais à terme, le stress est une voie sans issue. Il rend malade. L'avenir jugera ce système économique.
Revenons à notre sujet qui est la viabilité du
bien-être animal en élevage. Il faudra que les
distributeurs et chefs de rayons prennent
conscience de toute la souffrance animale dont ils sont responsables (voir segmentation du marché).
Leur pratique des prix est peut-être adaptée à des stylos et des
chaussettes ... , mais pas à des produits issus d'animaux vivants et
sensibles.
Mais que savent les acheteurs professionnels de la distribution sur
la qualité éthique en production animale?
Que savent-ils
de la détresse animale et humaine et des alternatives possibles
? Parions qu'ils sont plutôt ignorants - ignorants surtout quant aux alternatives qui seraient possibles. Ce n'est pas étonnant.
Qui les informe ? Les commerciaux des filières agro-industrielles.
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Les consommateurs : dépassés !
"Le consommateur ne regarde que le prix", entend-t-on dire.
Pourtant, l'avenir de l'écologie et du
bien-être animal dépend de ce que la consommateur veut
bien acheter. C'est aussi ce qu'on entend dire. Pauvre consommateur :
toute la planète repose sur son épaule... et il a
tant d'autres soucis!
Le consommateur est noyé
dans la publicité, il est noyé dans une offre surabondante, il est noyé
dans les images véhiculant des désirs de consommer.
Il est soumis à une publicité qui martèle une chose : le prix, et encore le prix.
Le consommateur non spécialisé est dépassé.
Il cherche aussi une certaine qualité, face à un certain
prix. Il ne sait réellement évaluer et juger ni
l'une, ni l'autre, mais il sait s'il est satisfait. Il connait certains
produits, et il a ses habitudes.- On
entend souvent dire que le consommateur est perdu dans la multitude des
signes de qualité et qu'il faut simplifier.
Simplifier ? Mais dans quel
but ? La qualité n'est pas simple ! .
Ce n'a aucun sens de
faire plus simple si c'est pour niveller, et niveller par le bas, et manipuler encore davantage.
Tant que le bien-être animal n'est pas
identifié comme un enjeu important,
dans la durée, parmi les autres
enjeux qui l'intéressent, le consommateur aura des
difficultés à faire des choix cohérents et à payer le juste prix pour un
bien-être que, au fond, il approuve.
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Qui tire les ficelles de la manipulation?
Ce ne sont sûrement pas les consommateurs !!
Est-ce que les consommateurs ont dit qu'ils veulent un poulet qui
atteint 2 kg en seulement 40 jours ?
Qu'ils veulent boire le lait de
vaches qui n'ont jamais vu un pré et qui boitent ? Ont-ils dit qu'il faut payer le lait moins cher aux éleveurs ?
Ont-ils réclamé de manger du jambon de porcs
entassés dans l'obscurité au-dessus de
leurs excréments ?
Les consommateurs ont-ils jamais dit qu'ils veulent du poulet du Brésil et de Thailande ?
Ont-ils jamais dit qu'ils veulent en tant que contribuables soutenir
les
élevages industriels qui polluent la Bretagne, par des
subventions à l'exportation, en payant la dépollution, en
payant la mise aux normes, en payant pour la promotion du porc
industriel ?
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Agriculteurs, consommateurs,
distributeurs... il n'y a pas la catégorie des bons et celle des
méchants, celle des égoïstes, et celle des généreux.
Tous sont piégés par "le système".Tous peuvent contribuer à en sortir.
En partenaires.
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